Tanzanie 2001 suite
 
LE 7 JANVIER

Aujourd’hui on visite un autre village massai, mais plus près de la ville. Après une belle randonnée sur le flanc ouest du Meru, on arrive dans un village, près d’Oldonyo. On y rencontre le chef qui nous demande pourquoi nous voulons les visiter alors que les autres blancs qui se rendent au village, n’y vont que pour faire des études. Nous lui expliquons que nous sommes tout simplement curieux et il nous invitera par la suite à visiter son village. Les gens sont encore une fois très accueillant. On va même chercher une femme originaire du Kenya qui est à l'église, car elle parle anglais. On nous fait donc la politesse de nous parler dans ce qu'ils croient être notre langue. Quelle délicatesse. Avec son arrivée nous en apprenons encore un peu plus sur les habitudes de vie de ce peuple.
 
 

LE 8 JANVIER

Aujourd’hui, c’est le départ pour le safari. Nos deux Land Rovers arrivent tôt le matin pour nous prendre. Charles et Sebastian seront nos deux chauffeur-guides pour les prochains jours et ils sont accompagnés par un cuisinier et un assistant. Après une heure de route pavée (Coca-Cola road) et plusieurs heures de piste en terre (whiskey road) on arrive à Mto Wa Mbu juste à l’entrée du parc Manyara. Les tentes sont montées et après un lunch léger, on entre dans le parc. Très vite, on aperçoit des babouins, des girafes, des lions, des impalas, des éléphants, des zèbres, des buffles, des sangliers… La concentration d’animaux est incroyable. Seuls les hippopotames de montreront discrets. Le soir, après le souper on a droit à un spectacle danse et musique. Guy, grand amateur de tam-tam, en profite pour en acheter des " vrais " après quelques minutes de marchandage très serré.
 
 



LE 9 JANVIER

Aujourd’hui on traverse une partie du parc du N’Gorongoro pour faire route vers le Serengeti. Le Ngorongoro est l'immense cratère d’un volcan éteint d'un diamètre de22 kilomètres avec des falaises de 600 mètres tout autour. On s’arrête sur le bord du cratère ( à 2 400 m. d’altitude) pour contempler l’immensité du paysage, malgré le temps légèrement brumeux. Peu après, on redescend le flanc du cratère pour entrer dans le Serengeti, une plaine de 14 400 km2. Dès l’entrée, on aperçoit une abondance de gnous, de zèbres et de gazelles. Nous sommes à la période de la migration où les troupeaux sont dans le sud du parc. Ils sont environ deux millions à se déplacer ainsi : ça fait beaucoup d’incisives pour raser le terrain ! On ne compte plus les girafes, les éléphants, on verra aussi des autruches, des hyènes et quantité d’autres gazelles. Arrivé au camping, surprise… il y a six lions posés sur un cap rocheux à moins de 40 m de nous. Les guides montent les tentes ! Les lions ne bougent pas ! On soupe ! Les lions sont toujours là ! On se couche pour la nuit et le profil des lions se dessine toujours au clair de lune. Décidément ils se sont installés pour longtemps…Bonne nuit! Plus tard, les hyènes en profiteront pour fouiller nos poubelles ! Comme le dira Guy, notre notion du camping sauvage vient d’évoluer !
 
 



LE 10 JANVIER

Il faut partir tôt pour voir les animaux et nous sommes en route vers 6 h 30. Hippopotames, girafes, impalas, éléphants et autres gazelles… Nous sommes chanceux, une famille de guépard finissent leur repas sous un arbre, sur la cime duquel sont perchés quantité de vautours qui attendent leur tour. Aussitôt les guépards partis, ils se jettent sur les restes. Dans l’après-midi, on verra un léopard perché sur une branche, observant l’horizon… en quête d’un dîner ! Après le souper on aura l’occasion d’échanger avec notre cuisinier qui est un massaï et qui nous parlera de ses difficultés d’intégration à la ville et des coutumes de son peuple. Décidément les gens ici sont faciles d'accès.
 
 



LE 11 JANVIER

Ce matin, un troupeau d’éléphant se promène à moins de 100 m du camping ! Pendant notre "Morning drive game" , on verra des crocodiles et un dik-dik. On quitte dans l’avant-midi et on se dirige de nouveau vers le N’Gorongoro, cette fois pour y coucher. On traversera encore les troupeaux au sud du Serengeti avant de remonter sur le bord du cratère ou on campera pour la nuit. Du haut du cratère, 600 m plus bas, on peut voir les bandes de flamands roses au bord du lac. La vue est magnifique.
 
 

LE 12 JANVIER

Le matin, les nuages et le soleil se mettent de la partie pour nous offrir un paysage féerique lors de la descente vers le fond du cratère. Éléphants, zèbres, gnous, flamand roses, buffles, gazelles, autruches et quatre rhinocéros noirs (il n’y en a qu’environ 14 encore vivants au fond du cratères). Le spectacle est complet ! Puis c'est le temps de revenir à Arusha ou on pourra profiter du confort de la douche et d’un bon lit. Toutefois avant d'arriver nous aurons droit à une série de pannes. En effet, une des Land Rover a un problème d'huile à transmission. Nous n'avons que deux litres de réserve et il n'y a aucun garage à des dizaines de kilomètres à la ronde. Avant d'arriver en ville on approvisionne le réservoir d'huile au compte-gouttes… Mais finalement on y arrivera… sans trop de retard.




 
 

LE 13 JANVIER

Dernière journée à Arusha, on en profite pour faire un peu de magasinage : masques, batiks, sculptures. Le voyage aurait pu s’achever ici, mais nous avions décidé d’aller profiter de quelques jours de soleil sur les côtes de Zanzibar ! Nous ne regretterons pas cette sage décision.
 
 

DU 14 AU 21 JANVIER

Zanzibar ! Endroit mythique, gouverné par un sultan jusqu’au début des années 60 ! C'est une ancienne plaque tournante du trafic des esclaves et de la culture des épices ! On profitera de la semaine pour se reposer tout en visitant et en se perdant dans Stone Town avec ses ruelles et son architecture arabe. On visitera le palais des sultans, on explorera les plages de la côte ouest et on " goûtera " la culture traditionnelle des épices. Le plus difficile pour cette partie du voyage… apprendre à vivre "Pole Pole" en tentant de se laisser vivre. Plage, repos, poissons et fruits de mer sont au rendez-vous quotidiennement. Il fait chaud, environ 30 degré tous les jours, mais une brise du large rend supportable cette chaleur. Et dire que c'est encore l'hiver chez nous…
 
 


 
 
 
 

FIN

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