Everest
2005
Du 29 septembre au 21 octobre 2005
Récit d’un rêve devenu réalité
rédigé par Chantal Roy et Marc Jobin
(2 clients
satisfaits de Passion Aventure Voyages)
<<C’est dans l’inconnu, que les sensations et les expériences sont
grandes. Tellement plus que dans le monde connu >>
(R. Messner)
Vendredi, le 29 septembre 2005 (jour 1)
Namaste à tous,
Et voilà, après tant d’efforts, d’espérance et
de rêveries, nous sommes sur le point de partir vers le Népal.
C’est à 16h15 que nous avons rejoint Marie-Josée, notre guide de
Passion Aventure, à l’aéroport de Dorval. Au départ, le conjoint de
Marie-Josée, Yvan, faisait parti du groupe mais un malencontreux
accident est arrivé (chute à vélo) et l’a mis sur la touche. Et
oui, nous ne sommes que 3 mais nous profiterons d’un guide privé.
Quel avantage !!
A l’enregistrement des bagages, la préposée
nous avise que notre vol est suspendu. La surprise doit se lire sur
notre visage (ah non!) par contre, à peine quelques minutes plus
tard, elle nous informe que tout est revenu à la normal (fiou!).
Nous sommes donc libérés des énormes sacs jusqu’à Katmandou.
Le premier vol, qui dure 6 heures, décolle avec
une heure de retard et nous amène à Londres.
30 septembre 2005 (jour 2)
Nous arrivons à Londres tôt le matin où il
tombe une faible pluie. Étant donné la température, nous décidons
de louer une chambre pour nous reposer et nous rafraîchir, car le
prochain vol n’est qu’à 22h35 pour Abu Dhabi. Après quelques heures
de sommeil, nous allons souper vers 17h pour nous rendre ensuite à
l’aéroport. Après une vérification minutieuse, nous passons la
sécurité et rions de Marc qui se fait fouiller et vider son sac au
complet (il passe!!). Finalement, nous prenons le vol à 23h pour
une durée de 7h30.
1er octobre 2005 (jour 3)
Aujourd’hui nous transférons de Abu Dhabi pour
Katmandou vers 9h30. Excellent vol. Nous sommes charmés par les
hôtesses de Gulf Air qui sont coiffées d’un chapeau et d’un voile
ressemblant à Jinny.
Quelle surprise de voir la beauté de l’aéroport
construit en mosaïques mais pas le temps de visiter, on doit y
aller.
Nous arrivons à Katmandou à 16h35 après 4h15 de
vol. On traverse les douanes qui sont très lentes et nous nous
dirigeons vers l’hôtel Prince.
Nous passons à travers Katmandou où l’on voit
la pauvreté et la différence de culture immédiatement. Il y a
tellement de monde, c’est incroyable! La circulation est très
lourde et anarchique. Les gens traversent la rue n’importe où (de
ce que l’on peut appeler une rue), tout le monde klaxonne, les motos
sortent ici et là entre les voitures, un chien par ici, un chien par
là et voilà la première impression de Katmandou. Seul contraste, le
palais royal au milieu de cette jungle urbaine.
Après avoir déposé nos sacs dans nos chambres,
nous partons à pied manger dans un petit resto avant de revenir pour
un repos nécessaire.
2 octobre 2005 (jour 4)
Après une bonne nuit de sommeil, journée libre.
Nous partons à pied à travers le quartier de
Thamel. Se sentant assez à l’aise parmi la cohue, nous parcourons
les petites rues les unes après les autres et faisons quelques
achats assez intéressants (foulards en soie, en cashmere et en
pashmina qui est une laine de chèvre de montagne).
Les gens sont gentils et calmes malgré tout ce
brou ha ha.
Nous sommes invités à souper par Marie-Josée
(c’est le souper de bienvenue!), car la veille nous étions tous trop
fatigués. Nous mangeons au restaurant Third Eye, cuisine Indienne,
où les mets sont succulents. Nous nous y sommes rendus en rickshaw
(taxi à bicyclettes).
Nous retournons à l’hôtel assez tôt, car demain
nous devons nous lever à 5h pour se rendre à Lukla pour le début du
trek, enfin!!
3 octobre 2005 (jour 5)
Départ pour l’aéroport à 5h45 avec notre guide
népalais, Iman ainsi qu’un des deux porteurs, Bishnu. A
l’intérieur, il y a tellement de monde, il y en a partout.
L’endroit semble sans organisation. On remarque des compagnies
aériennes comme Bouddha Air et Yéti Airlines !! Nous, on volera
avec Sita Air.
Ne volant qu’à vue, nous avons dû attendre
jusqu’à 11h25 avant de partir, car il y avait trop de nuages. A
l’embarquement, nous devons enjamber des bagages et colis dans
l’avion pour nous rendre à notre siège. Après un vol de 30 minutes
dans ce petit avion de 14 places, nous arrivons à Lukla où il y a
une petite pluie fine qui tombe.
Comme nous n’avons pas déjeuné, nous arrêtons
dans un lodge pour dîner. Soupe au poulet (avec beaucoup d’ail) et
macaroni au fromage au menu. Ils nous reçoivent aussi avec un thé
népalais. Repas excellent.
Vers 13h30, c’est le GRAND départ et se joint à
nous, le 2e porteur, Bashanta. De Lukla (2840m), nous
marchons jusqu’à Phakding (2610m) pendant 3 heures. Il fait chaud,
la pluie a cessé et la route est assez facile.
Nous traversons quelques villages et
rencontrons de beaux petits enfants tout souriants lorsque nous leur
donnons des toutous, cahiers et crayons.
Le paysage est magnifique mais les montagnes se
font attendre, car ils sont dans les nuages. Le lodge où nous
couchons à Phakding est très beau et nous sommes très heureux de
trouver un lit même si le matelas est mince. Nous en profitons pour
nous coucher tôt, car demain sera une longue journée vers Namche
Bazaar.
4 octobre 2005 (jour 6)
Réveil à 6h15, départ à 7h35 pour Namche Bazaar
(3440m). Nous appréhendons cette journée, car elle est longue et
difficile. On monte, on descend, on monte, on redescend et
finalement, on monte, on monte et on monte encore.
Aujourd’hui nous voyons nos premiers sommets
enneigés et passons la barrière de l’entrée du parc du
Sagarmatha. Le paysage est magnifique, les gens toujours
sympathiques et les enfants adorent nos présents. Ça leur fait
tellement plaisir mais s’ils savaient ce que cela nous apporte.
Nous rencontrons énormément de porteurs entre
les villages avec des charges énormes, ils sont si forts malgré le
fait qu’ils soient plus petits que nous. C’est très impressionnant!
Nous rencontrons plusieurs Yaks sur le
sentier. Ce ne sont que les premiers des centaines que nous verrons
au cours du périple. Marc tombe littéralement en amour avec ces
grosses vaches poilues (?).
Finalement, la journée a été merveilleuse,
longue, mais combien satisfaisante. Marie-Josée (Marie Didi
qui veut dire petite sœur pour les Népalais) est superbe avec nous.
Elle marche très lentement, ce qui nous a certainement aidés et nous
a permis de nous rendre, au bout de 7 heures, au village de Namche
Bazaar en bonne forme. Ce rythme nous permettra certainement de
conserver nos énergies pour plus tard.
Arrivés au lodge, nous avons une grande chambre
avec salle de bain privée Wow!!! Nous y sommes pour 2 nuits. En
plus, cette chambre se nomme Sir Edmund Hillary que Marie Didi a
bien voulu céder à Marc, étant son héros. Nous en profitons pour
envoyer un courriel à la famille et nos amis, car c’est la dernière
étape où cette technologie est disponible.
Notre souper ce soir est à 6 heures dans la
salle à manger du lodge. Fait à remarquer, nos commandes et le
service sont faits par notre guide népalais Iman. On dirait qu’il
n’arrête jamais… Il prend même notre commande du déjeuner avant
qu’on aille se coucher.
P.S. : En passant, aujourd’hui Marie Didi a
donné des pretzels au guide ainsi qu’aux porteurs pendant les pauses
mais ne nous en a pas offerts!!! Ça se rembourse ha! ha!
5 octobre 2005 (jour 7)
Réveil à 6h30, départ à 8h après un bon
déjeuner. Excellente nuit de sommeil.
Journée d’acclimatation dont le but est de
monter à 4000 m et de revenir. Ayoye! Nous on avait dans l’idée
qu’une journée d’acclimatation était une journée de repos pour nous
habituer à l’altitude. Iman notre guide et Marie-Josée trouvent
cela très drôle et se demande où on a bien pu prendre cela. En
fait, une journée d’acclimatation est de travailler haut pour venir
coucher bas. En fin de compte, ce n’est pas une déception et on est
contents d’aller marcher. C’est une journée très nuageuse qui nous
empêche de voir les montagnes aux alentours. La montée se fait très
lentement et nous nous dirigeons vers le village de Khumjung où il y
a l’école qu’a fait construire Sir Edmund Hillary.
Lors du retour, nous avons traversé des
champs. A un moment donné, nous nous sommes retrouvés entourés de
yaks qui nous ont regardés d’un drôle d’œil, ce n’était pas très
rassurant. Tout d’un coup, sans se dire un mot, le groupe est
devenu beaucoup plus serré. Après coup, on a ri de cette situation.
Aussi en revenant, nous avons aperçu aux abords
du village, un hélicoptère des forces armées Népalaises qui s’était
écrasé 2 semaines avant notre arrivée. C’est assez spectaculaire de
voir cette image avec des enfants qui jouent autour avec des cerfs
volants fabriqués à partir de sacs de vidange.
Une fois au village, nous avons visité le musée
des Sherpas où il y avait beaucoup d’artéfacts et énormément de
photos de sherpas ayant conquis l’Everest et d’autres sommets. Ce
fut très intéressant.
Nous somme revenus au lodge pour souper et nous
préparer pour le départ du lendemain.
6 octobre 2005 (jour 8)
Réveil à 6h, départ à 7h30. Excellente nuit de
sommeil encore une fois, nous dormons plus qu’à la maison!
Aujourd’hui nous partons de 3,440 m. et nous
nous rendons à 3,860 m à Tengboche.
Nous voyons très tôt le sommet de L’Everest, le
Lhotse et l’Ama Dablam qui se sont vite cachés en début
d’après-midi. C’est une grande descente suivie d’une grande
montée. A quoi s’attendre d’autre dans l’Himalaya!
Le dîner est excellent et nous avons toujours
faim malgré le fait qu’on nous dit que plus on est haut, plus
l’appétit s’en va. On attend toujours…
Arrivés à Tengboche, on retrouve un très grand
monastère et le lodge est relativement confortable.
Fait particulier, il arrive souvent que des
chiens, sans maître, suivent des trekkers pendant des jours dans
l’espoir d’avoir un peu de nourriture et d’amitié. Nous avions donc
un ami à temps partiel depuis 2 jours mais une fois à Tengboche, il
a été très mal accueilli par 2 autres chiens habitant le village.
Ils l’ont attaqué sauvagement et l’ont blessé assez sérieusement.
C’était horrible de l’entendre hurler. Une fois la bataille
terminée, il s’est réfugié près du lodge. Cette histoire a beaucoup
affecté Chantal et Marie-Josée qui se sont mises à se pleurer dans
les bras l’une de l’autre une fois à l’intérieur du lodge. Nous
l’avons revu plus tard, il s’était faufilé dans la salle à manger
pour se réchauffer et avoir un peu de nourriture.
Après un bon souper, pizzas et macaroni au
fromage, Marc s’est mis à courir les toilettes pour suivre
Marie-Josée qui y allait depuis l’après-midi. D’ailleurs,
Marie-Josée a laissé sa trace à plusieurs reprises dans l’Himalaya
durant la journée.
On en profite pour se coucher tôt, à 20h30.
7 octobre 2005 (jour 9)
Lever à 5h50, départ 8h20. Ce matin, le départ
est retardé, car Marie-Josée est trop malade. Son état s’est
détérioré durant la nuit, elle ne peut continuer et doit
redescendre. Après discussion, nous décidons de continuer seuls
avec Iman et un porteur. La séparation est triste. Marie Didi
semble prendre la situation comme un échec et est peinée de nous
abandonner. C’est la première fois de tous ses voyages qu’elle est
dans un pareil état. Elle nous manquera sûrement.
C’est avec le cœur lourd que nous prenons la
direction de Dingboche qui se trouve à 4,358 m. La route est moins
difficile que la veille mais les sommets refusent encore de se
montrer. Nous passons la journée dans les nuages mais les paysages
et les rivières sont tout de même exceptionnels. Nous sommes
accueillis à Dingboche par un merveilleux arc-en-ciel, il est 15h.
Le lodge est excellent et nous sommes heureux
d’y être arrivés. Nous y passerons 2 nuits, le temps de
s’acclimater (il y a sûrement une montagne à monter demain!!).
8 octobre 2005 (jour 10)
Lever à 6h30, il fait 6ºC dans la chambre et le
linge est froid. Départ à 8h après un bon déjeuner.
Nous partons donc de Dingboche à 4,358 m
jusqu’au sommet du Nangkartshang à 5,100 m. qui est juste à côté du
village. Nous avons vu quelques hauts sommets dont le Makalu qui a
plus de 8,000 m. Il y a encore beaucoup de nuages ce qui nous
empêche de profiter du sommet qui a été si durement gagné après 3h
de montée. Très peu de touristes, ce jour là, ont réussi à se
rendre comme nous jusqu’au sommet. Nous en sommes assez fiers.
Nous devons ce succès à notre rythme très lent que Marie Didi nous
avait enseigné dès le départ.
Le retour a eu lieu à 14h30 et ce fut sans
doute la plus difficile journée jusqu’à maintenant.
Demain, c’est le départ pour Lobuche.
9 octobre 2005 (jour 11)
Lever à 6h30, départ à 7h45. Route facile qui
monte légèrement. La température est bonne. Il y a beaucoup de
trekkers sur le sentier aujourd’hui.
Après un dîner assez copieux incluant une bonne
frite et une soupe à l’ail (on est toujours en attente de la perte
d’appétit ...), nous continuons notre chemin et nous traversons un
sanctuaire dédié aux alpinistes décédés. C’est un endroit qui
impose le respect.
Arrivés au village de Lobuche, nous avons une
chambre acceptable grâce à notre guide, étant donné qu’il y a
beaucoup de monde et que les bonnes chambres sont plutôt rares. Il
s’agit de loin du lodge le moins confortable de toute l’aventure.
On y sera pour 2 jours, aussi bien s’y faire!
Le coucher se fait très tôt, soit à 18h30, car
demain c’est le grand jour. LA MONTÉE DU KALA PATTHAR (5,640 m).
10 octobre 2005 (jour 12)
Le cadran nous sort du lit à 2h30 am. On
s’habille rapidement, car il fait -9ºC dans la chambre. A 3h am,
c’est le départ dans la noirceur sous un ciel dégagé mais sans lune
avec des milliers d’étoiles comme on en a jamais vues. Après 3
heures de marche à l'aide de nos lampes frontales, c’est le lever du
jour. Une heure plus tard, nous arrivons à Gorak Shep à 5,180 m.
Le déjeuner est drôlement le bienvenu, car Marc
n’a plus d’énergie et même s’il est devant la montagne, il doute de
pouvoir continuer. Erreur : nous aurions dû faire une pause pour
grignoter un peu pendant ces 4 heures de marche nocturne.
Heureusement, après deux rôties un peu sèches avec du beurre
d’arachide et un bon café, nous voilà prêts à affronter cette petite
colline sans fin!!
A 8h15, nous commençons l’ascension du Kala
Patthar. Montée de 3 heures, très lente et nous sommes toujours
essoufflés. La montée se fait sous un ciel complètement dégagé
(enfin!) et on peut admirer l’Everest, le Pumori, le Khumbutse et la
blancheur du Nuptse. C’est l’extase, on est sans mot et presqu’au
bord des larmes, WOW! Double WOW!
Une fois au sommet, nous sommes fatigués mais
quelle émotion de nous retrouver à cet endroit après y avoir rêvé si
longtemps. Nous aurions aimé partager ce moment avec Marie-Josée!
Après quelques photos et une avalanche sur le Khumbutse
(spectaculaire!), on doit se rendre à l’évidence qu’il faut refaire
le chemin en sens inverse (Zut!)
Après un dîner à Gorak Shep, nous reprenons la
route. On découvre finalement ce qu’on n’a pas vu en marchant dans
la nuit. À 16h, soit après 13h de marche au total, nous
revenons au lodge épuisés mais heureux, avec la tête pleine de
belles images et on en profite pour nous coucher tôt.
11 octobre 2005 (jour 13)
Ce matin, c’est la grasse matinée. Lever à 7h
et départ à 8h20. Journée relativement facile jusqu’à
Pangboche (3,980m) qui se fait presque tout en descente. Nous avons
le cœur léger et nous sommes heureux de nous être rendus au bout.
Il fait beau toute la journée et il fait beaucoup moins froid.
Nous espérons rencontrer Marie Didi à Pangboche
pour continuer notre périple vers Gokyo mais elle n’y est pas.
Déçus, nous sommes aussi un peu inquiets de ne pas savoir si elle a
pris du mieux. De son côté, notre guide Iman ne peut nous amener à
Gokyo dû à un conflit d’horaire??? On doit se rendre à
l’évidence, on laisse Gokyo derrière nous le cœur lourd pour nous
rendre à Namche Bazaar pour sûrement revoir Marie-Josée.
Tous les deux, nous avons commencé un petit
rhume désagréable mais sans conséquence. Au lodge, nous en profitons
pour remettre tout le reste des cadeaux pour les enfants. Après
souper, on se rend à notre chambre d’où on a une superbe vue sur
l’Ama Dablam.
12 octobre 2005 (jour 14)
Lever à 6h, départ à 7h30. Belles
descentes et montées, journée relativement confortable. Nous voyons
le paysage qui était caché lors de la montée. Tout en descendant
d’altitude, les effets du rhume s’amenuisent.
Nous arrivons à Namche Bazaar à 14h45 et
l’espoir de rencontrer Marie-Josée s’envole. Elle nous a laissé un
message sur Internet disant qu’elle était déjà à Katmandou et
qu’heureusement, elle était mieux. Nous nous rendrons à Lukla
demain irons la rejoindre à Katmandou par la suite.
13 octobre 2005 (jour 15)
Lever à 6h, départ à 7h30. Nous
entreprenons cette dernière journée de marche en profitant au
maximum de la belle température et de la beauté des paysages. Nous
sommes surpris par le grand nombre de randonneurs que nous
rencontrons sur notre chemin. La distance entre Namche Bazaar et
Lukla est très longue et il y a beaucoup de dénivellations de
terrain. En chemin, notre guide Iman nous montre le mont Everest
pour la dernière fois. Snif ! Snif!!!
La dernière heure avant l’arrivée à Lukla est
pénible. On ne fait que monter et monter et ce n’est que vers
16h30, relativement fatigués, que nous arrivons à Lukla. A bien y
penser, cette journée aurait pu être couper en deux avec une nuit à
Phakding.
C’est la fin du trek, ce qui nous cause de
l’amertume mais nous sommes très fiers du chemin parcouru et
surtout… nos vacances ne sont pas terminées !!!
Étant à la fin du voyage avec notre porteur,
nous en profitons pour lui remettre un pourboire et des cadeaux
surtout composés de vêtements que nous avions apportés pour eux.
Le lodge à Lukla est super si nous oublions la
douche de Marc dans le très grand bol d’eau chaude, dans une pièce
non chauffée (brrrr!), Chantal décide de passer son tour et de
n’utiliser que les petites serviettes humides.
Pendant notre souper dans la seule salle à
dîner ayant une télévision de tout le voyage, voilà que 6 policiers
équipés comme des soldats font leur entrer et s’installent
confortablement en prenant possession de la télévision pour écouter
les informations suivis d’un roman-savon à l’eau-de-rose de
catégorie « B ». Ces hommes à la mitraillette semblent plutôt avoir
le cœur tendre. On se rend vite compte, qu’ils sont, en fait, très
gentils.
Demain nous quittons Lukla pour Katmandou par
le vol de 8h15.
14 octobre 2005 (jour 16)
Lever à 5h45, départ à 7h pour l’aéroport de
Lukla. L’enregistrement se fait vers 8h dans une cohue
indescriptible. Heureusement Iman s’occupe de tout pour nous. Nous
nous rendons compte qu’un départ à l’heure est une utopie dans cette
région. Nous avons le temps de voir plusieurs petits avions qui
arrivent les uns après les autres sur cette piste si courte. C’est
très impressionnant!
Notre avion de 14 places décolle vers 9h. Le
décollage est bruyant et exceptionnel, le bout de la piste étant un
ravin.
Arrivés à Katmandou, on nous conduit à l’hôtel
mais surprise, Marie-Josée n’y est pas et on nous envoie à un autre
hôtel avec nos bagages. Finalement, après toutes ces journées sans
Marie-Josée, on la retrouve enfin et on en profite pour se raconter
nos aventures de part et d’autre. On en a tellement à se dire!
Elle nous dit qu’après l’avoir quitté à Tengboche, elle a retourné
le jour même, vers Namche Bazaar pour ensuite se rendre
difficilement à Lukla (en deux étapes) avant de se retrouver à
Katmandou. Elle semble maintenant en bonne forme.
On est donc de retour dans cette grande ville
"bougeante" où il fait très chaud. On y fait quelques achats et
envoyons un courriel à la famille et à nos amis du Québec et
finalement, soupons au restaurant avec Marie-Josée.
15 octobre 2005 (jour 17)
Journée de visites. Nous partons avec
Marie-Josée et un guide local pour la visite du temple des singes où
il y avait en fait, autant de chiens que de singes ! C’est un très
bel endroit, un peu commercial mais il faut bien s’y attendre. Par
la suite, nous sommes allés à Pashupatinath où se fait la crémation
des morts sur le bord d’une rivière super polluée où on y jette des
déchets en offrande !!! On y voit des enfants à la recherche d’on
ne sait trop quoi, qui pataugent dans cette mer de bactéries… Pour
ce qui est des morts, on les entoure d’un linceul et après leur
avoir rendu hommage, on les place sur un bûcher qu’ils allument et
laissent brûler pendant 3 heures. C’est incroyable de voir comment
les cultures peuvent être aussi différentes. Que penser de la
douleur des familles qui est au grand jour devant des centaines de
personnes et photographiée par des touristes ? On se le demande…
mais on revient tout de même avec quelques photos chocs.
Par la suite, nous nous rendons à Boudanath et
sa grandiose Stupa (grand monument de prières tibétain). C’est un
endroit relativement rénové et très touristique. Il y a plein de
boutiques et les prix semblent plus élevés qu’à Thamel. C’est tout
de même très beau.
Aussi, nous avons visité brièvement la cité de
Bhaktapur, ancien royaume avec plusieurs bâtiments originaux et
plusieurs petites rues bondées de commerces. Cet endroit est à
découvrir de plus près.
Finalement, nous faisons un arrêt à Durbar
Square. C’est un vieux cartier de Katmandou qui est à la fois un
site historique et une foire commerciale bondée de monde où les
commerçants sont relativement insistants.
Journée bien remplie qui se termine par un bon
repas au restaurant.
16 au 19 octobre 2005 (jour 18 à 21)
Nous passons nos journées à déambuler dans les
rues de Thamel et achetons des souvenirs pour les amis et la
famille. Entre temps, on doit changer d’hôtel étant donné les
réservations plutôt mal respectées par les Népalais. Nous finissons
notre séjour au Nirvana Garden qui est très bien et où on se repose,
on lit et on mange dans un très beau jardin.
On commence à s’habituer à se quartier
grouillant et pollué où après quelques jours, des commerçants nous
reconnaissent dans la rue. Pourquoi?? Chercher!! $$...
Les vacances tirant à leur fin, nous en sommes
rendus à préparer nos bagages pour le grand retour. Marc commence à
avoir hâte de retrouver un rythme de vie normal mais Chantal de son
côté, n’a pas envi de rentrer au bercail. On en profite pour
prendre un dernier bon repas au Third Eye Restaurant en compagnie de
Marie-Josée et du guide de la compagnie de trekking népalaise.
20 et 21 octobre 2005 (jour 22 et 23)
Retour en 3 étapes vers Montréal. Premier
arrêt à Abu Dhabi où on peut profiter un peu plus de l’aéroport qui
n’a rien avoir avec ce que l’on connaît. Chantal et Marie-Josée se
reposent même sous une tente des milles et une nuit, sur des matelas
au sol après avoir dégusté des baklavas. Marc en profite pour faire
le tour des boutiques en curieux.
Départ d’Abu Dhabi et escale à Bahreïn d’une
heure où on doit rester dans l’avion avant de partir pour Paris.
Une fois à Paris, nous avons un dernier transfert pour notre retour
pour Montréal.
Après 27 heures de vols et d’escales, nous
arrivons enfin chez nous. Après les au revoir, nous partons chacun
de notre côté en se promettant de se revoir pour se remémorer cette
belle aventure.
CONCLUSION DU VOYAGE
Une fois à la maison, ce sont les gens
autour de nous qui nous font réaliser par une foule d’attentions, le
défi personnel accompli. A l’entrée de notre ville, le panneau
électronique indiquait « Félicitations à Chantal Roy et Marc Jobin
pour s’être rendus au camp de base du Mont Everest ». En plus, nous
avons reçu une lettre de félicitations de la part du maire et des
membres du conseil, WOW! Une chance qu’on n’a pas gravi l’Everest!
Nous sommes surpris par ces attentions et de
l’importance que les gens autour accordent à notre périple. C’est
un peu gênant mais nous sommes tout de même heureux de leur raconter
notre expérience.
Merci à Passion Aventure Voyages et surtout,
à Marie-Josée (malgré son absence partiel) de nous avoir fait
découvrir cet endroit extraordinaire, mais surtout nous avoir amené
à nous surpasser. Si ce récit vous a plu, il ne vous reste qu’à
tenter l’expérience pour découvrir, en fait, que ceci est accessible
à tous avec un peu de détermination.
Chantal et Marc