Chronique Partez à l’aventure du
Journal de Montréal
Par Yvan Martineau, collaboration spéciale
En randonnée pédestre,
nous sillonnons la ceinture verte de cette cité merveilleuse, Strasbourg, en
longeant principalement les rivières, fleuves et canaux.
On ne peut réprimer l’impression de découvrir cette perle d’Europe
à la manière des premiers explorateurs du Nouveau Monde.
Strasbourg, la
« Venise alsacienne », donc située en France et à quelques kilomètres
de l’Allemagne, se prête admirablement bien aux balades à pied : 130
kilomètres de sentiers aménagés en ville ou dans sa proche périphérie
attendent ceux qui, comme ma conjointe et moi, préfèrent parcourir les villes
par les aspects insolites plutôt que par les attrape-touristes.
Arpenter Strasbourg, c’est plonger dans l’histoire, comme pour la
majorité des voyages en Europe. Les
Romains établirent ici un camp militaire en l’an 12 avant notre ère.
Un voyage dans le temps, je vous disais…
À la manière des explorateurs, disais-je aussi ?
Assurément. L’itinéraire
de « La ceinture verte » emprunte les espaces verts et surtout les
chemins longeant les voies d’eau. On
s’imagine en canot ou en quelconque embarcation, quelques siècles auparavant.
De nos jours, seuls quelques kayaks ou pénichettes flirtent encore avec
les nombreux cours d’eau traversant Strasbourg, mais à l’époque ces voies
navigables contribuèrent à la naissance et à l’essor de la ville.
Nous
entreprenons donc l’excursion de 17 km de la place de l’Étoile. Aux abords d’une écluse du canal du Rhône-au-Rhin, nous
effectuons nos premières enjambées en observant une compétition d’aviron.
Les cyclistes et pêcheurs ne manquent pas.
Arrivés au confluent du canal du Rhône au Rhin et de l’Ill, nous
faisons halte. Le site nous éblouit :
campés sous un saule pleureur majestueux, une dizaine de cygnes se prélassent
à quelques mètres de vieilles barques de bois.
Plus loin, des canards s’amusent sur des branches couchées sur
l’eau. Et puis, tout d’un coup,
une sirène assourdissante retentit. Non
mais ??? C’est une alarme comme on en entend dans les films de la
deuxième guerre mondiale ! Tout à
fait. Les jeunes nord-américains
que nous sommes oublie que la guerre, ici, ce n’était pas du cinéma. Un vieillard déambulant avec sa canne nous explique que
cette alarme sonne à tous les premiers mercredis du mois pour que nos mémoires
n’oublient pas les affres de tels conflits.
À un certain
endroit, le sentier emprunte un fossé au pied d’anciens remparts de 1872.
Des caponnières nous rappellent encore la guerre.
Nous longeons des jardins communautaires fort bien aménagés.
Vers la fin, après la gare fluviale, nous apercevons un ensemble de
fortifications construites par Vauban à la fin du XVIIe siècle. Tout au long de cette randonnée et de notre séjour, l’un
des aspects qui nous entichera, c’est la qualité de l’aménagement urbain :
en plus des centaines de bâtiments historiques et centenaires, quantité d’aménagements
floraux spectaculaires embellissent la ville.
Difficile de ne pas succomber aux charmes de Strasbourg.
-Renseignements : La maison de la
France à Montréal : www.franceguide.com
ou 1-888-883-7622. Tourisme Bas
Rhin : www.tourisme67.com .
Air France offre des vols quotidiens vers Mulhouse ou Strasbourg :
www.airfrance.ca
-Notre hôtel était situé dans les
vieux quartiers de la ville et face au tramway
moderne et silencieux, l’une des images de marque de Strasbourg.
Hôtel Pax : www.paxhotel.com
-Renseignez-vous aussi sur Itinérair’Alsace qui propose des randonnées/découvertes en kayak
-Le quartier de la Petite France avec
ses maisons à colombages et ses richesses architecturales, de même que la cathédrale.
-Le festival « L’Ill aux lumières »,
un spectacle féerique entre eau et lumière, avec point de vue d’une terrasse
panoramique.
-Goûter à la beackeoff, spécialité alsacienne concoctée par notre hôtel : il s’agit d’agneau, de porc et de bœuf mariné au vin blanc et plongé dans une terrine. Un délice !